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Hand Spinner - Le jouet qui ne rapporte rien à sa créatrice

  • Catégorie : Geek
 

Hand Spinner

Cette toupie hélicoïdale à trois branches est la nouvelle star des cours de récré. Décryptage d’un phénomène qui a pris de court les fabricants de jouets et sa créatrice qui n’a pu se payer le brevet.

C’est le jouet du moment (Mai 2017), celui aussi de tous les paradoxes. Véritable star des cours de récréation depuis un mois dans l’Hexagone, le «hand spinner», ou «toupie à main» en bon français, aiderait à les enfants se concentrer, mais certains professeurs auraient commencé à l’interdire, le jugeant trop envahissant. Vendu à des dizaines de millions d’exemplaires dans le monde, il n’aurait pas rapporté le moindre kopek à son inventeure, une mère de famille américaine, Catherine Hettinger, qui habite en Floride. La faute à un brevet abandonné en cours de route et à des géants du jouet pas franchement visionnaires.

Utilisée au départ à des fins thérapeutiques, notamment pour les personnes autistes ou hyperactives, la toupie nouvelle génération déferle aujourd’hui sur la France, après avoir conquis, de ce côté de l’Atlantique, la Suisse ou la Belgique. Sans qu’aucune marque n’ait récupéré l’exclusivité du produit. «C'est Internet qui a fait exploser le phénomène», analyse Frédéric Clerbout, responsable des achats des jeux de récréation de la chaîne Toys R Us, joint par l’AFP.

Outre le côté viral d’internet, c’est le prix relativement modique de ce nouveau jouet, vendu entre 3 et 10 euros, qui expliquerait l’engouement impressionnant constaté chez nos chers bambins. A ce tarif en effet, pas besoin d’économiser des mois sur son argent de poche, ou même d’obtenir l’aval des parents, pour décrocher la timballe… Les amateurs décrivent aussi la sensation de bonheur, d’apaisement, procurée par l’objet. «C'est addictif, dès qu'on en a un, on a tout de suite envie de le faire tourner, raconte Anthony, un adolescent de 15 ans. C'est comme un téléphone, on le garde toujours sur nous.»